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" .. et quelques heures après , nous nous mettons en route dans la direction du nord . A peu de distance de la , notre brigade prend les formations de combats , mais c'est encore l'ennemi de la veille et pendant trois heures , l'eau nous arrose dans cette plaine , nous trempant encore jusqu'aux os . A midi , nous reprenons notre marche , qui est très difficile , a cause de l'encombrement des routes ou une grande quantité de troupe se trouvant dans la région . Nous voici dans le bourg de la Ferté , ou on va cantonné , ce qui nous permet de changer de vêtement et se réchauffer , après une bonne nuit de repos , le lendemain nous sommes frais et dispos . La journée du lendemain nous la passons également ici . Le dix huit a six heures nous quittons la Ferté : l'étape est courte a peine deux kilomètres et chemin faisant nous tirons sur un aéroplane allemand , qui malgré ça continue sa route . Dans la soirée nous venons prendre place a notre cantonnement , a Margut , nous voici installé dans un bon cantonnement , a coté de nous coule une petite rivière silencieuse , de grandes routes sillonne ce petit endroit charmant , nous trouvons ici nos braves chasseurs du 21ème de Limoges . Nous passons a Margut ..."

 

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"... deux agréables journées , et nous voyons passer des prisonniers allemands , ramené par les chasseurs . Le vingt a six heures du matin nous quittons Margut avec un peu de regret . Nous prenons les avants postes a deux kilomètres du lieu dit , nous sommes dans une grande plaine ou nous prenons place dans des abris construit par des troupes précédentes : nous passons la nuit , et le lendemain matin a trois heures , nous nous mettons en route pour rentrer en Belgique . Après quelques kilomètres de marche on s'arrêtte jusqu'a cinq heures ou nous entendons gronder le canon pour la première fois : c'est un combat qui parait il est engagé avec des troupes de notre corps d'armée . A 5 heures nous recevons l'ordre d'avancer , un orage terrible se déverse en pluie sur nous au moment ou nous pénétrons en Belgique . Après avoir marché longtemps dans des chemins extrêmement mauvais , dans une forêt immense : nous devons faire machine arrière plusieurs fois , et enfin vers onze heures , nous arrivons dans un village ou se rassemble plus de six milles hommes sur une place aussitôt les fameux tas de bois qui garnissent le devant des habitations se dispersent ... " 

 

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" .... et se transforme en feux énormes qui éclairent la nuit noire : chacun sèche ses vêtements  qui en ont grand besoin . Le vingt deux a trois heures nous quittons Villiers , ou les fameux tas de fagots de la veille s, sont maintenant réduit en cendres , mais chacun s'est séché  c'est le principal . Nous passons par des chemins presque impraticables . Nous passons ou a eu lieu la bataille de la veille : nous commençons a voir ce tableau , ce qui nous donne a réfléchir : Après plusieurs heures de marche , on s'arrêtte ,  pendant tout l'après midi nous entendons le bruit du canon tout près a quelques kilomètres . Vers cinq heures nous recevons l'ordre d'avancer : La situation apparaît obscur , les troupes qui nous précèdent subissent de grande pertes , c'est a la suite de ces renseignements qu'il nous faudrait entrer en action . ( premier engagement ) Les formations de combat sont prises très vite . Lorsque nous avançons , une charge se pousse a notre gauche avec un bruit infernal , ce vacarme nous impressionne un peu , pour un premier combat nous savons quoi en penser : Enfin nous voici bientôt a la lisière d'un bois ou notre lieutenant ... "

 

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" ... se dispose a mettre nos mitrailleuses en batteries . Mais voici que nous sommes reçu a coups de canon qui sont tirés de très prèt , nous voici sous la pluie des obus , tous blotti a terre , nous attendons que ce jeu cesse , et heureusement , l'artillerie ennemie tire très haut , ce qui nous rassure , le bruit se fait de plus en plus terrible , et bientôt la panique se jette quelque peu dans les rangs de notre bataillon . Des hommes affolés fuient de toute part , certain crient en chargeant a la baïonnette , dans le vide , cet affolement dure heureusement qu'un instant , et les officiers rétablissent bien vite le désordre qui s'était jeté dans les rangs . Au moment ou l'artillerie ennemie venait de nous surprendre , voici la nuit , nous prenons les avants postes de notre position nous avons un triste spectacle devant nos yeux , les villages que nous avons devant nous sont incendiés et lancent dans la nuit leurs rouges flammes qui viennent éclairer jusqu'a nous , durant toute la nuit les demeures se consument , et pour une première nuit passée face a l'ennemie , le spectacle est triste . Le lendemain a quatre heures , nous abandonnons nos positions , pour reculer de quelques centaines ... "

 

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" ... de mètres ou nous construisons vivement des tranchées durant le séjournement dans cette position , nous recevons que quelques coups de canon qui tombent assez loin de nous . A treize heures , nous recevons l'ordre de battre en retraite tranquillement et en ordre , nous marchons quatre ou cinq heures et chemin faisant nous apprenons que la journée n'est pas brillante pour nous et le bombardement de plus en plus violent , s'approche de Florenville , coquette petite ville de Belgique que nous traversons en toute hâte . Les routes sont encombrées de troupes . Après plusieurs heures de marche nous revenons sur le sol de France , nous ne comptions pas cependant le revoir de sitôt . Après s'être assuré que nous sommes tranquilles , nous passons la nuit dans un champs . Le lendemain au petit jour , nous prenons des positions que nous abandonnons bientôt pour revenir plus en arrière : La nous avons un point superbe ou nous dominons une grande étendue  ( a Trambloy ) nous y faisons de superbes tranchées , et , nous attendons l'ennemi , derrière nous ... "

 

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" ... sont rangé plusieurs batteries d'artilleris et durant la journée nous assistons a un duel d'artillerie tout a fait sérieux . Ce jour là nos 75 font de grosses pertes a l'ennemi , le combat est violent chaque coté de nous , mais pour nos positions , il n'y a que l'artillerie qui se fait entendre , a la nuit , les villes et villages environnants , lancent des lueurs de feu , c'est toujours les multiples incendies qui éclatent aux passages des allemands , durant une partie de la nuit , la fusillade se fait entendre de tous cotés , si bien qu'a deux heures nous quittons lentement les positions , laissant supposer a l'ennemi  que que nous étions toujours la , nous marchons très longtemps , nous traversons un cours d'eau ou les ponts sont minés , ils doivent sautés après notre passage . A une heure on nous conduit a un emplacement ou nous commençons des abris , mais bientôt nous devons les abandonner , a la nuit on s'engage dans un bois non loin de la rivière la Meuse , la nuit est noire le canon tonne , chacun se demande ou il est dans ce bois touffu , après s'être engagé de quelques kilomètres dans ce fameux bois , on signale ... "

 

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" ... de l'ennemi . Notre section de mitrailleuses est forcé de faire demi tour , étant inutile dans ce bois , après être revenu près d'un village nous nous arrêtons dans un champ , ou malgré la pluie , nous dormons profondément sur le sol . Avant le jour nous attendons notre régiment qui revient en arrière , et nous filons toujours le plus vite possible , nous marchons très longtemps sans pose , pour gagner du temps . Nous arrivons a la Meuse que nous traversons sur un pont construit par le génie . Une fois de l'autre coté du cours d'eau , chacun s'empresse de manger un peu car le besoin se fait sentir , et vers douze heures sur des emplacements choisis nous faisons de bonnes tranchées : a la nuit nous allons coucher au village voisin a Baumont . Le lendemain a six heures , nous revenons a nos emplacements de la veille : mais nous y trouvons pas notre régiment nous le rejoignons bientôt , la pluie tombe a torrent , la quarante cinquième brigade massée sur une route est ce jour la réserve générale : auprès des feux qui ont peine à brûler , on essaie en vain de se sécher . A treize heures nous recevons l'ordre de partir , aussitôt nous prenons la formation de combat ... "