suite du carnet de guerre

 

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" Le 13 a 4 heures , nous quittons Boureuilles après quelques heures de marche par une grande chaleur nous arrivons à Cierges , ou nous devons passer la journée . Nous en repartons le lendemain matin à trois heures , après avoir marcher longtemps et traverser un pays superbe nous apercevons Dun s/ Meuse , avec son église hissée sur un rempart , d'ou l'on aperçoit un panorama des plus ravissant , les hommes sont couvert de poussière et exténuer de chaleur . L'affluence de troupe dans cette région est considérable aussi les débits et magasins sont dépourvu de toute provisions . (premier coup de feu ) Vers trois heures nous aperçevons évolué au dessus de nos têtes un aéroplane ennemi , c'était le premier que nous aperçevions , aussitôt une fusillade l'acompagne , mais l'avion continue sa route sans difficultés . Après avoir passé la nuit presque sans dormir pour cause du bruit que fait le roulement de convoi d'artillerie , on se réveille a trois heures et nous partons dans la direction du nord , nous passons a Stenay , et bientôt on nous arrêtte au milieu d'un champs derrière un petit bois , c'est la que nous devons passer la journée ( du 15 août) durant toute la journée nous construisons des abris avec des branchages ...."

 

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" et nous faisons des tranchées pour position de tir . Des avions évoluent plusieurs fois dans la journée mais nous ne pouvons tirer . Après avoir souffert de la chaleur pendant plusieurs jours , c'est a dire depuis que nous avons quitté la Chalade voici que vers cinq heures le tonnerre commence à gronder , et il s'en suit une pluie abondante . Hélas pour notre première nuir qu'il nous faut coucher dehors , la pluie nous accompagne , chacun est attristé , et on commence à gouter les amertumes de la guerre . La nuit venue nous nous installons sur le sol mouillé , nous voudrions tout de mème dormir , mais l'eau qui nous traverse , éloigne de nous le sommeil . Un coup de de sifflet qui nous annonce que nous allons nous dans un village voisin pour y coucher . Il nous faut rassembler tout notre matériel , et c'est à grand peine que dans la nuit noire et sous la pluie nous arrivons à charger nos onzes mulets . Un instant après nous voici au village , on s'installe dans une grange et à 2 heures réveil , il nous faut revenir a l'emplacement de la veille , muoillé jusqu'au os , tout grelottant , la musette vide , nous sommes la attendant le jour , enfin on allume du feu , et on fait du café..."